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日志


7月10日

textes d'enfance (1)

GUERRE

 

Guerre pourquoi dans les plaines

Engendres tu tant de peines

Depuis que la vie existe

Tu veux un monde très triste

Qu’une étrange peur dévore

Car tu fais régner la mort

Tu ne sers vraiment à rien

Sinon qu’à voler les biens

De ceux qui n’ont presque rien

Tu occis tous les humains

Tous les cœurs sont pleins de haine

Les soldats aux armes peinent

Pourquoi se battent-ils

Eux-mêmes le savent-ils

 

A.S 1966

 

COMPLAINTE DE PAUL

 

Dans la nuit un jeune homme
Presqu’ un enfant encore
Un jeune adolescent
Marche dans les sentiers sombres
D’une forêt profonde
Le cœur brisé sanglotant

Il a perdu son amie
La jolie Virginie
Le visage entre les mains
Il pense aux lendemains
Qu’il devra subir
Tels de très longs soupirs

La mort cruelle déesse
Emporta la jeunesse
D’une si belle enfant
Joie de l’adolescent
Qui à présent s’éloigne en pleurant

Il ne sait où aller
Il voudrait se tuer
Oublier pour toujours
Son ardent amour
Ou aller le retrouver
Là dans l’éternité

Il ne sait où aller
Il voudrait se tuer…

A.S 1965

INTERROGATION (LAIDEUR HUMAINE)

 

Quel est cet homme fatigué

Qui marche le long des quais ?

Quel est cet homme ?

Dis-moi le vent…

Dis-moi et surtout ne me mens

 

Il a l’air vraiment très vieux.

Le col de son manteau râpé

Sur son cou glacé est relevé

Quel est cet homme ?

Dis-moi le vent…

Dis-moi et surtout ne me mens

 

Le dos trop courbé par les ans,

Il avance si péniblement

Qu’il incite à la pitié…

J’aimerais tant le soulager

Quel est cet homme ?

Dis-moi le vent…

Dis-moi et surtout ne me mens

 

Le voilà qui s’écroule, pourquoi ?

Mais voilà qu’il ne bouge, pourquoi ?

Quel est cet homme ?

Dis-moi le vent…

Dis-moi et surtout ne me mens

 Personne ne lui vient en aide !

Mon dieu, que la foule est laide !

Pourquoi ne lui vient-on en aide ?

Pourquoi la foule est-elle si laide ?

Qui était cet homme ?

Dis-moi le vent…

Dis-moi et surtout ne me mens

        

         C’était un inconnu

         Il allait par les rues

         Maintenant il n’est plus

         Que te faut-il de plus ?

 

Tu sais, le vent, il me faudrait

La bonté et la solide fraternité

D’un monde fait d’amitié.

A.S 1966